The third angel, Alice Hoffman

Voilà un livre dont la quatrième de couverture ne m’aurait jamais attirée : trois femmes amoureuses du mauvais homme. J’ai pourtant commencé à lire ce livre, avec donc un a priori assez négatif. Mais ma curiosité m’a dit “essaie, si ça se trouve, tu vas avoir une bonne surprise”.

Les quarante premières pages se sont révélées être comme la 4è de couverture : Maddie tombe amoureuse du fiancée de sa soeur Allie. Cette dernière n’a pas du tout l’air amoureuse de cet homme cruel qui trompe sa future femme avec sa soeur et pourtant ils vont bel et bien se marier. Mais où va-t-on ? Et quel intérêt ?

Eh bien quand on apprend que Paul, le futur mari, est en fait très malade, on commence à sentir une certaine empathie. Surtout qu’on sait que le père de Maddie et Allie a quitté leur mère, Lucy, alors que celle-ci était en train de lutter contre un cancer.

Alors si l’intérêt du bouquin reste toujours un mystère, la lecture en devient plus agréable, plutôt triste, et on commence fortement à s’attacher à ces gens là.

Et puis on fait un saut dans le temps. On était dans les années 90, on se retrouve dans les années 60, à lire les déambulations de la jeune Frieda (qu’on sait être la future mère de Paul), qui s’est rebellé contre son père pour vivre sa vie et se retrouve femme de ménage dans un hôtel, le Lion Park, à Londres. Hôtel où Maddie (celle qui a couché avec le futur mari de sa soeur, vous suivez ?) est descendu à Londres et où on lui a raconté qu’une chambre était hantée.

Dit comme ça, ça ressemble à du n’importe quoi. Mais en fait ça ne l’est pas tant que ça.

Le roman est donc divisé en trois parties et tout tourne en fait autour de Lucy, la mère de Maddie et Allie, qui a 12 ans, en 1952, est venu à Londres au Lion Park. On remonte le temps, des années 90, aux années 60 pour finir dans les années 50. J’ai fini par tout lire d’une seule traite quasiment, en ressentant vraiment quelque chose pour chacune de ses femmes qui combattent la maladie et qui cherchent l’amour. Des femmes pour qui l’instinct maternel s’avère très important.

Bref, c’est un roman purement féminin, c’est sûr. Sur l’amour en général, l’amour d’un père à sa fille, d’une soeur à l’autre, d’une mère à son fils. Ou l’amour d’inconnu pour des personnes qui ont changé le cours de leur vie grâce à un simple “effet papillon”. Mais ce qui m’a plu dans ce roman, c’est que le Lion Park soit une sorte de centre névralgique (sans lequel, autant être franche, ça serait effectivement du n’importe quoi sans intérêt), où chacun se perd et/ou se retrouve. Dans le temps et dans l’espace.

Ceci dit, j’avoue que même si la lecture fut agréable et qu’en temps que femme, j’ai pu un peu m’y retrouver, je me demande quand même si ce roman va rester longtemps graver dans ma mémoire.

De plus, chose inhabituelle, en tout cas en France, dans l’édition que j’ai lu on retrouve non seulement “l’histoire dans l’histoire” (car j’ai oublié de préciser que tout au long du roman, un héron veille sur tout le monde. Histoire d’une mère racontée à ses filles pour les rassurer le soir. Histoire que l’une d’entre elles va s’approprier pour en faire un livre jeunesse à succès. Un héron qui serait sûrement ce troisième ange que tout le monde cherche partout.) mais aussi, une sorte de “Guide Book” qui pose 15 questions, et c’est énorme je trouve, au sujet du livre. Le genre de questions qu’on nous posait quand on était au collège pour comprendre le sens des romans qu’on étudiait.

J’ai bien aimé ce roman. Mais de là à prendre le temps, après la lecture, d’en chercher le sens caché (et de le comparer à ma vie (car il y a une ou deux questions dans ce sens là)), je ne suis pas vraiment sûre que ça en vaille le coup. Mais bon, au moins ça met bien en avant le principal sujet du roman : l’Amour de son prochain.

Un sujet éternel, n’est ce pas ?🙂

Lu dans le cadre Lire en VO de Bladelor.

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4 CommentsLeave a comment

  1. Ah oui, j’ai eu ça à la fin d’un livre en anglais, les questions de lecture… c’est surprenant, pour un roman contemporain, n’est-ce pas ?

    • En effet, surprenant est le mot qui convient !

  2. Qu’en est-il du vocabulaire lui-même? Est-ce un livre qui contient plusieurs mots complexes, ou peut-on l’apprécier sans trop de difficulté?

    • tout dépend toujours du niveau d’anglais mais non, ce n’est pas un niveau très difficile…


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