Green River, Tim Willocks

Green River est un pénitencier au Texas. Une prison parfaite d’après les plans de son créateur, une prison où l’obscurité n’existe pas. Une prison où les rivalités entre Noirs, Latinos et Blancs est plus que présente. C’est dans cette prison que Ray Klein, ancien chirurgien qui travaille dans l’infirmerie de la prison, purge sa peine.

Une émeute éclate et ce n’est même pas la guerre, c’est le chaos. C’est chacun pour sa peau, c’est les blacks avec les blacks, les blancs avec les blancs. C’est les “pédés” (ce qui veut dire les malades de l’infirmerie qui ont le sida) qui vont être la cible, c’est cinq cent hommes enragés et enfermés qui vont se battre.

Ray Klein, le médecin, veut d’abord attendre tranquillement au fond de sa cellule que tout se calme mais les évènements en ont choisi autrement…

Voilà un roman noir, très noir. D’une violence inouïe, avec des personnages complètement torturés psychologiquement (que ce soit les détenus ou le directeur de la prison) et d’autres personnages, plus humain, qui comprennent quand même que la violence est le seul moyen de sortir de cet enfer.
Car sir Green River était déjà un enfer en tant que prison, l’émeute l’a transformé dans un enfer pire que ce que Jérôme Bosch aurait pu peindre (je ne sais plus à quelle page c’est mais Bosch est bel et bien cité!) : le feu, les égoûts, des viols, des explosions, de la fumée, des flingues, des hommes tout simplement terrifiants.

C’est un polar très impressionant que nous offre Tim Willocks. Un polar déjà traduit sous le nom de “L’odeur de la haine” chez Plon en 1995. Un polar où Tim Willocks crée des personnages à la psychologie plus que fouillée, avec des caractéristiques propres à vous faire froid dans le dos.

Mais heureusement que dans ce chaos, cet enfer, cette atrocité il y a un peu d’espoir. Heureusement que malgré les rivalités il y a des amitiés. Heureusement que malgré l’incompréhension de l’extérieur il y a une personne, Juliette Delvin, psychologue, qui croit en Ray Klein.

Impressionant, d’une violence inouïe, atrocement bien, presque éblouissant, Green River” est un polar à lire absolument pour tous les amateurs du genre.

L’avis de Pimprenelle.

Published in: on 10/04/2010 at 9:11 AM  Comments (14)  

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14 CommentsLeave a comment

  1. Je ne devrai pas, ma PAL croule (à la différence de mon porte-sous !), mais un très bon polar, je ne résiste pas ! Oui, je suis terriblement faible :))

    • Il faut aussi savoir écouter son cœur😉

  2. Vu aujourd’hui en librairie. j’ai hésité. Finalement, j’ai préféré assurer avec le dernier Ken Bruen : Brooklyn requiem. Ce n’est que partie remise.

    • Oui car c est un très très bon! Et je suis sûre que tu finiras par le lire!!

  3. Tiens, mais c’est l’auteur de “La Religion”, que j’ai recommandé à des amies (suite à certain café littéraire de la FNAC) qui ont beaucoup aimé.
    Bon, trop noir pour moi, ce “Green River”, avec l’enfer carcéral à la puissance 10 (au moins)…

  4. Je viens de le terminer et je suis encore sous le choc de cette lecture violente et crue mais magnifique, j’ai beaucoup aimé ce livre et les descriptions de cet univers impitoyable et noir

    • Eh bien nous sommes tout a fait d’ accord!!

  5. Je ne sais pas trop car je ne suis pas trop attirée par le thème mais tu en parles si bien que c’est quand même drôlement tentant !

    • eh bien je suis ravie de te tenter🙂

  6. Il semble que l’on retrouve dans ce roman les composantes de “Bad city blues”, du même auteur : noirceur et extrême violence, à la différence près qu’aucune lueur d’espoir n’émane de “Bad city..”.

    • Oui j’ai lu Bad City Blues, excellent aussi en effet.
      On y retrouve la violence et la noirceur c’est vrai, mais il paraît que la construction est la même que “la religion” que je n’ai pas lu mais qui est vivement recommandé par tout admirateur de Tim Willocks

  7. Je ne l’ai pas encore lu celui-là. Ils publient trop de livres en ce moment chez Sonatine, je viens d’en lire 3 à la suite… Et Willocks est un auteur délicieux.

    • Ah tu as lu lesquels ? J’ai arrêté de lire tout Sonatine, tu as raison il y en a trop et certains ne m’intéresse pas du tout !!

  8. Chère Emeraude,
    nous vous remercions de votre chronique sur cette ouvrage particulier et espérons que nos ouvrages continueront de vous plaire.


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