Le monde d’hier, Stefan Zweig

En revenant de mes vacances en juin, je vous disais que je n’avais plus tellement envie de blogguer.

En juillet, j’ai trouvé une astuce : faire un billet pour les lectures du mois. Mais finalement ça fait peut être trop de livres d’un coup.

En août, j’ai repris un peu de la verve blogguesque et j’ai tranquillement écrit quelques billets.

Mais le mois d’août n’est pas terminé et voilà que j’ai lu un magnifique Zweig dont je n’ai pas spécialement envie de parler. Pourquoi ?

Parce que beaucoup d’entre vous l’ont déjà fait. Et parce que je crois que cette lecture là, je n’ai pas envie de la partager.

Parce que j’ai aimé suivre Stefan tout au long de sa vie, bien qu’on n’apprenne rien de très personnel (si ce n’est sa passion de collectionneur). Parce que j’ai aimé évoluer au même rythme que Stefan, me voir vivre dans les années fastes de Vienne à la fin du 19è siècle, parce que j’ai adoré rencontré Rodin, Freud, Romain Rolland et tant d’autres ! Parce que j’ai eu envie d’approfondir toutes mes connaissances de l’histoire de l’Europe de la première moitié du XXè siècle.

Parce que je me suis sentie européenne moi aussi. Avide de culture, de musique, de théâtre, de voyage, de lectures !

Parce que Stefan Zweig ne voulait pas se mêler de politique, parce qu’il était européen d’abord, mais universel aussi.

Parce qu’il dit p.375 : “Je trouve que les neuf dixème des livres qui me sont tombés sous la main tirent trop en longueur par des descriptions inutiles, des dialogues prolixes et des personnages secondaires dont on pourrait se passer, et sont par là trop peu passionnants, trop peu dynamiques. Même dans les chefs-d’œuvre classiques les plus célèbres, les nombreux passages sablonneux et traînant me gênent, et souvent j’ai exposé à des éditeurs le projet audacieux de publier, en une série où l’on s’oriente aisément, tout la littérature mondiale depuis Homère jusqu’à la Montagne magique en passant par Balzac et Dostoïevski, en éliminant radicalement de chacun de ces livres tout le superflu : tous ces ouvrages qui ont sans aucun doute un contenu destiné à triompher du temps pourraient alors exercer sur notre époque une influence renouvelée et vivifiée.”

Bref, j’ai ressenti une telle proximité avec Zweig, son temps et l’Europe que j’ai rêvé de lui !😉 Et du coup, même si je prends plaisir à revivre un peu de cette proximité en vous en parlant, la seule raison pour laquelle je partage avec vous ici cette sublime lecture (alors qu’égoïstement je voulais la garder pour moi), c’est pour qu’elle puisse compter pour le challenge Ich liebe Zweig!🙂

Mais parce que je ne suis pas la seule à l’avoir lu, allez voir chez

Lilly, Karine🙂, Kikine, Caroline (who else?), Nanne, Lucile, et sûrement plein d’autres !

Published in: on 24/08/2010 at 6:50 AM  Comments (10)  

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10 CommentsLeave a comment

  1. Quel plaisir de te lire !
    Merci de continuer !
    Amitiés

  2. vive le challenge alors😉

    • Oui, parce que j’ai déjà lu deux autres bouquins que je ne chroniquerai pas (malgré les scènes d’or**ies le**biennes ;-))

  3. C’est un livre profondément touchant, bouleversant, un témoignage très fort qui plonge le lecteur entièrement dans l’ambiance de l’époque. Il peint une fresque de sa génération. Les anecdotes sont nombreuses et apportent au récit beaucoup de réalisme. Il décrit les réseaux d’amitié qu’il a développés à travers toute l’Europe. Zweig rend hommage à tous les intellectuels plus ou moins célèbres qui ont marqué son oeuvre et son parcours, Rilke, Romain Rolland, Freud, Jules Romains, Tolstoï, Strauss. Biographe, il dresse d’eux un fidèle portrait. C’est un livre très riche et très enrichissant, absolument incontournable, expression de son humanisme, de son ouverture d’esprit, de son engagement pour l’Europe et le pacifisme, de sa passion pour les lettres et les arts.

  4. Ahhh rêver de Stefan : le rêve !🙂

    • Oui, mais il n’était pas mon prof😦

  5. […] réponse à ce ou ces mystères. On aurait pourtant pu le croire bien placé : tous ceux qui ont lu “Le monde d’hier” savent que Stefan était un grand collectionneur de manuscrits, des partitions et autres choses […]

  6. Ce livre m’a également énormément touchée. j’en garde un souvenir très, très fort. Je te comprends d’avoir voulu garder cette lecture pour toi!😉


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