Eaux lentes sur Venise, Françoise Cruz

Ne vous étonnez pas si vous ne voyez ces prochains jours que des livres sur Venise !! A peine rentrée, j’ai déjà besoin d’y retourner au travers des mots…

“Eaux lentes sur Venise” est un court roman qui met en scène Leona et Clemenzia. Deux jeunes femmes orphelines, vivant dans un couvent où la musique est plus importante que tout… En effet, les deux jeunes femmes sont des musiciennes exceptionnelles, elles apprennent aux côtés de Vivaldi, elles côtoient grâce à leurs concerts, la belle société vénitienne. Elle sont jeunes, belles, féminines, un peu espiègles, sûres d’elles et en même temps terriblement fragiles.

Nous les suivons au travers de lettres qu’elles ont écrit (à leur journal intime ?), et à une ou deux reprises au travers d’une de leur ‘grande sœur’ qui s’est marié et qui leur envoie une lettre (une vraie cette fois) pour leur raconter cette vie maritale.

Honnêtement, le seul mot qui m’est venu à l’esprit à la lecture de ce roman est “joli”.

La musique est jolie. Les amours sont jolies. Venise est jolie, même si on la voit souvent la nuit et très sujette à l’acqua alta.

Bref. A comprendre par là que ce n’est pas un roman qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. J’ai cependant apprécié ma lecture. En effet, elle a rempli son but : faire prolonger mon voyage à Venise d’une autre manière (d’autant que celui-là, je l’ai lu sur place, et que le couvent en question se trouve juste à côté de l’hôtel où nous logions).

C’est un texte qui manque peut-être de profondeur, un texte un peu prude finalement. Surtout quand la lecture suivante est “Casanova l’admirable”. C’est la même époque et pourtant, les héroïnes de Françoise Cruz ressemble à de la porcelaine : c’est joli dans une vitrine, mais on n’en voudrait pas chez soi. (Je ne sais pas si cette comparaison est méchante, au moment où je l’écris, ça me paraît trop méchant car, malgré tout, j’ai apprécié de vivre le temps de quelques pages aux côtés de Vivaldi, et de maître Sellas “le meilleur luthier de la ville”).

Un avis sur onirik (que je rejoins, au moins sur le côté “beau voyage” malgré mon avis mitigé).

Published in: on 31/01/2011 at 6:26 AM  Comments (4)  

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4 CommentsLeave a comment

  1. Quand il s’agît de Venise… je voulais le lire sans en être sûr. En lisant ton article mes peurs se confirment. Bel article.

    • Eh bien merci ! On peut dire “quand il s’agit de Venise”, on se jette dessus, non ?😉

  2. Je crois que je suis plus intéressée par un vrai voyage à Venise que par ce livre😉

    • hé hé, comme je te comprends !🙂


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