La voix des êtres aimés, Isabelle Jarry

Paul est malade. Il décide de quitter l’hôpital et de finir ses jours dans sa maison de campagne. Et il appelle Céleste, qu’il n’a pas vu depuis quinze ans. Céleste, son ancienne maîtresse, de vingt ans sa cadette. Céleste, qu’il a aimé comme un fou et qu’il n’a jamais oublié. Céleste, elle, a quitté Paul il y a quinze ans, n’en pouvant plus de cette relation entre deux portes, de cette relation si intense. Aujourd’hui, Céleste est mariée et a trois enfants.

C’est l’été, les enfants sont chez sa soeur, son mari ne se soucie pas de ce qu’elle fait, pas par manque de considération, au contraire, ils ont toujours vécu comme ça : libre. Alors Céleste rejoint Paul, malade, qu’elle n’a pas vu depuis quinze ans.

Et elle va rester avec lui, dans sa maison. Ensemble, ils vont revivre leur histoire d’amour… Ou presque.

Je pensais avoir un avis très mitigé sur ce roman. Je me rends compte en écrivant mon résumé que j’ai plus aimé que moins. J’ai aimé les passages parlant de la relation de Paul et Céleste. Une relation qu’ils ne comprennent pas forcément, une relation qui, malgré quinze d’absence, vingt ans d’écart et une maladie, est toujours aussi forte.

Paul demande à Céleste de lui raconter une histoire d’amour. Alors, bribes par bribes, Céleste lui raconte sa romance vietnamienne. J’ai aimé cette partie-là aussi.

Sans que les mots d’Isabelle Jarry ne me touchent autant que ceux de Laurence Tardieu, je trouve qu’elle a réussi à créer une très belle histoire d’amour. Elle a réussi à faire passer un beau sentiment amoureux, un sentiment d’attaches aux amours passés, malgré la distance, l’âge, la séparation…

Par contre, il y a beaucoup de descriptions de jardinage (Céleste s’ennuie un peu, alors elle entreprend de nettoyer le jardin de Paul) dont je me serais volontiers passée. Il y a également beaucoup de questions philosophiques (Paul était professeur de philo, Céleste, son étudiante) qui, si elles ne sont pas inutiles, auraient pu être, selon moi, facultatives.

En bref, j’aurai préféré si l’auteure s’était contentée de l’amour, purement et simplement, que ce soit entre Paul et Céleste ou entre Céleste et son vietnamien…

“La voix des êtres aimés” reste un beau roman, mais qui risque fort d’être rapidement oublié…

Published in: on 16/04/2011 at 8:40 PM  Comments (3)  

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3 CommentsLeave a comment

  1. Ca me rappelle un peu la trame de “Puisque rien ne dure” non? Comme j’ai plus ou moins accroché à celui-là, je ne sais pas trop si je dois tenter celui-ci…

    • Euh… non pas tellement en fait. Dans “Puisque rien ne dure” il s’agit d’un couple qui se retrouve après s’être séparé, certes, mais ils avaient vécu la perte d’un enfant. Chez Isabelle Jarry, ils n’étaient qu’amants… Mais bon, une semaine après l’avoir terminé, il ne m’en reste pas grand chose !

  2. […] Là où les livres sont chez eux […]


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