Nouvelles vénitiennes, Dominique Paravel

Celles et ceux qui me connaissent un tout petit peu ne vont pas s’étonner de cette lecture, n’est ce pas ?

Pourtant, la nouvelle n’est pas mon genre préféré. Mais quand Venise est à l’honneur, étrangement, je trouve que le genre lui sied plutôt bien…

7 nouvelles donc, 7 époques différentes. Ces nouvelles auraient pu s’intituler “Venise au fil des siècles”.

Je n’ai tellement pas l’habitude de parler de nouvelles que je ne sais même pas s’il faut que je fasse une espèce de mini billet pour chaque ou que je me laisse simplement guider par le sentiment que j’ai eu de l’ensemble.

A vrai dire, au début, j’ai été un peu déçue car la première nouvelle me paraissait très “cliché”. Alors évidemment, pas de Venise carte postale en cet an 1171. Mais pour qui a un peu lu l’Histoire et les petites histoires qui font Venise (pas toutes bien sûr, une vie entière ne me suffirait probablement pas…), ça l’était un peu. Et puis je me suis laissée transporter parce qu’après tout, au fur et à mesure des pages et des siècles, alors qu’on retrouve dans chaque nouvelle une statue, un tableau ou un poème réalisé par un héros d’une nouvelle précédente, toute la magie de Venise telle que je me la représente opère…

A part dans la dernière nouvelle, point de touristes, d’appareils photos, de carnaval, de tour en gondole à 50euros les 15 minutes…

Ces nouvelles vénitiennes sont, pour moi, la Venise pure.

En fait, je crois que ce que j’aime le plus dans Venise, c’est la vie que les vénitiens y ont mené dans le passé. Et Dominique Paravel rend très bien cette atmosphère grâce à ces six nouvelles (la dernière se passant de nos jours et met en scène un reporter photographe qui n’arrive pas à capter l’essence de Venise).

J’ajouterai quand même qu’une nouvelle m’a plus plu que les autres : “Un si grand nom”, qui met en scène Elena, fille d’une des plus riche famille vénitienne car leurs ancêtres ont fait partie de ceux qui ont bâti Venise. Cette jeune fille deviendra une femme chétive et très érudite. Première femme à passer un doctorat, elle passera la moitié de sa vie à vouloir apprendre dans les livres afin de comprendre le monde. Comme nous sommes à Venise au XVIIè siècle, l’amour est forcément présent, à des degrés très divers (elle ne s’intéresse pas aux hommes mais il y en a bien un qui titille son esprit et très tard dans sa vie, elle ira chercher le mystère qui se cache entre ses jambes à elle).

Je ne sais pas vraiment pourquoi cette nouvelle m’a plus plu que les autres. Ce n’est pas la seule nouvelle où le héros est une héroïne. C’est peut être la seule qui nous montre une riche famille vénitienne. Les autres nous montrant plutôt des sculpteurs, des prostituées, des orphelines, des artistes sans le sou… Non que lire cette Venise là m’ait déplu, au contraire, mais disons que cette touche de richesse parmi toute cette pauvreté qui a évidemment aussi fait Venise, laisse respirer un peu. Et puis j’ai l’impression d’avoir compris cette Elena, si attachée à Venise et qui, en même temps, ne voulait qu’une seule chose : comprendre le monde.

En bref, un pur moment vénitien.

Le coup de coeur de Nordyak

Published in: on 22/05/2011 at 5:38 PM  Comments (11)  

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11 CommentsLeave a comment

  1. J’avais beaucoup aimé mon sejour à Venise en 2008, je prends donc note de ce titre ;-D

    • il faut surtout retourner à Venise !😉

  2. Ça ne peux me donner qu’envie, encore plus, d’y aller je crois !

  3. Vivement fin juillet pour que je puisse acheter ce livre quand je serai à Paris. J’ai bien hâte de lire ce livre : )
    Bonne semaine

    • Ah oui fin juillet ça fait loin… Je suis sûre que tu as d’autres livres sur Venise pour patienter🙂

  4. Hello!
    J’ai eu envie de lancer une revue virtuelle sur mon blog où tous les blogueurs pourraient mettre leur grain de sel! Pour plus d’infos : http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=773843&pid=21189325
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  5. Je note (pour les vacances à…?).

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  8. […] femme au monde à avoir eu un diplôme universitaire (j’en avais eu vent dans les sublimes nouvelles vénitiennes) a donné son nom a un cratère sur Vénus…), mais les mêmes choses reviennent trop […]


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