Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes

Avant de commencer, je voudrais remercier Julie (que je remercierai de toute façon de vive voix), de m’avoir permis de lire ce chef d’œuvre.

Un roman d’anticipation, a priori pas mon fort.

Et pourtant, je me suis lancé dans cette lecture sans a priori. Justement parce que j’avais envie de découvrir. Et depuis que j’ai lu “petite poucette”, j’ai aussi envie d’apprendre, en tout cas de m’enrichir avec mes lectures.

On peut arguer que chaque lecture est enrichissante. Mais c’est un débat que je n’ai pas envie d’entamer maintenant, surtout parce qu’il s’agit beaucoup de cas par cas. Le dernier roman que j’ai lu m’a paru fade, même s’il a tout d’un bon roman, et il ne m’a rien apporté.

Alors que Charlie Gordon, héros de ce grand roman qu’est “Des fleurs pour Algernon”, m’a vraiment enrichi.

D’abord émotionnellement. Je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai eu envie de pleurer en apprenant à connaître Charlie. L’ancien Charlie, qui voulait faire plaisir à sa mère, qui veut qu’on l’aime et qui ne se rend pas compte que tout le monde se moque de lui, mais aussi le nouveau Charlie, qui dépasse tout le monde en matière de connaissance intellectuelle mais qui n’arrive toujours pas à trouver sa place… et qui va même avoir conscience de son déclin…

Oui c’est un roman touchant, très émouvant, un beau roman. Un roman écrit en 1959 et un roman complètement intemporel.

Mais c’est surtout un roman qui pose les bonnes questions. Sur l’intelligence. Peut-on la mesurer ? Est-ce que parler 25 langues, comprendre toutes les théories mathématiques et pouvoir donner son avis sur le fonctionnement de l’économie c’est être intelligent ? Sur le lien entre intelligence et émotion. Entre cœur et raison. Sur le rapport aux autres aussi. Sur la différence bien sûr. Sur la tolérance. Sur l’amour.

A lire absolument. A déguster. A laisser en bouche surtout, pour que sa saveur y reste aussi longtemps que possible et que les questions qu’il soulève restent ancré en vous.

Traduit de l’américain par Georges H.Gallet

 

Published in: on 21/05/2012 at 8:38 PM  Comments (13)  

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13 CommentsLeave a comment

  1. Bon, évidemment, avec de tels arguments, … Je vais faire preuve d’intelligence : je note!😉

    • Je ne sais pas quel âge ont tes élèves, mais ici c’est un livre qui est beaucoup prescrit. Entre le collège et le lycée, je ne sais pas trop. En tout cas tu ferais effectivement bien de le noter🙂

  2. Je l’ai lu il y a des années et comme toi, ce n’est pas un genre littéraire qui m’attire à la base… mais ce roman m’a profondément marquée, il est… effroyable. Que je m’en souvienne encore alors que j’ai une mémoire de papillon, ça prouve que tu as raison : c’est à lire absolument !

    • Le genre littéraire ne veut finalement rien dire. C’est un roman d’anticipation que l’éditeur a choisi de classer dans sa collection sf, mais ça pourrait tout aussi bien être de la littérature tout simple. Et je ne savais pas que les papillons avaient une mémoire de poisson rouge😉 (bienvenue au club ceci dit !!)

      • Je ne suis pas fan des poissons rouges, alors j’ai voulu innover !😉

  3. Oui, tu as raison de le souligner, c’est un roman intemporel.
    Et c’est vrai qu’après une telle lecture, dur, dur pour les romans suivants !

  4. La couverture ne me tentait pas trop, mais finalement pourquoi pas.

    • La couverture est pourtant un très savamment mixage de tout ce qu’on peut trouver dans ce merveilleurx livre !

  5. Il me tente depuis des années. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas encore craqué, en fait.

    • Mais oui pourquoi ?

  6. Je l’ai aussi lu grâce à une amie il y a quelques années et en garde un souvenir assez fort : je n’avais pas apprécié plus que ça à l’époque, mais je m’en souviens encore fort bien aujourd’hui, preuve qu’il a dû me marquer malgré moi en quelque sorte. Avec le recul, je trouve très réussie la façon dont l’auteur a su insèrer l’état mental et “d’intelligence” du personnage dans sa narration même.

    • Les souvenirs que l’on a d’un livre sont les meilleurs atouts pour savoir si nous avons vraiment aimé ou pas. Il y a des tas de livres que je me souviens avoir aimé mais dont je n’ai plus aucun souvenir… Par contre, d’autres resteront à vie ancrée en moi. Il y en a peu, c’est vrai, et j’aimerais que “Des fleurs pour Algernon” en fasse partie !

  7. j’ai transmis le lien à ma demoiselle. moi, je passe, l’anticipation, c’est vraiment pas mon truc.


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