Les années douces, Taniguchi

Le manga “Les années douces”, est l’adaptation d’un roman japonais de Hiromi Kawakami.

Il s’agit de la rencontre entre Tsukiko, jeune femme célibataire, et son ancien maître d’école. Ils se retrouvent par hasard dans le bar d’un restaurant. Ils ont les même goûts pour la nourriture, pour la solitude, pour l’amitié et tout ce qui peut en découler…

Cette histoire m’a énormément touchée, pour des raisons d’ordre complètement personnel. J’ai eu envie de pleurer à de nombreuses reprises tellement ça m’a émue. Et si j’ai été émue à ce point c’est en grande partie grâce au dessin de Taniguchi qui a un tracé vraiment doux, délicat et qui arrive à rendre les expressions des personnages absolument criantes de vérité.

C’est un manga vraiment réussi, d’une rare beauté, à la fois dans les dessins et dans le scénario. Certes, le rythme est lent, mais il correspond à la mentalité japonaise et il nous permet de déguster chaque petit détail, en particulier les repas échangés entre Tsukiko et le maître !!

J’avoue avoir du mal à en dire plus, même si j’aimerais vous dire à quel point j’ai aimé ce manga. A quel point ce fut un véritable coup de cœur. Mais Pennac le dit lui-même (et je vous en parle très prochainement), un texte magnifique parle de lui-même, pas besoin d’analyse en tout genre et de commentaire mal venus ici : il suffit de le lire, de le regarder, de le déguster…

Published in: on 19/11/2012 at 9:03 PM  Comments (20)  
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20 CommentsLeave a comment

  1. Oups, tu me fais me rendre compte que je n’ai jamais lu le 2ème tome de cette histoire !
    Pourtant, j’avais bien bien aimé le premier tome. J’ai mis le second tome de côté pour le lire plus tard et j’ai oublié !!!
    De ce que j’ai lu, j’ai aimé la lenteur du récit, l’ambiance délicate, les deux personnages seuls, de l’amitié improbable qui se développe entre eux.
    Bon, il faut que je m’y remette pour connaitre la fin 🙂

    • oh oui, il faut que tu lises le deuxième tome !!!

  2. Quand je me choisissais des Taniguchi à lire, quelqu’un m’avait détournée de celui-ci en me disant :qu’il y était beaucoup question de repas et d’alcool; Est-ce que c’est un peu vrai ? Mais évidemment ton billet me redonne envie….

    • Oui, la nourriture est importante. Et qui dit nourriture dit vin et saké qui vont avec. Mais ce n’est qu’un aspect secondaire de l’histoire qu’on peut tout à fait laisser de côté. Et tout dépend de la raison pour laquelle ces éléments te gênerait. Par rapport à l’alcool par exemple, elle est ivre de temps à autre mais ça reste de l’ivresse japonaise, tout en douceur donc !!🙂

  3. Merci du conseil. J’avais beaucoup aimé “Quartier lointain” et sa douce mélancolie. Et si en plus ici on parle de repas japonais!
    Du même auteur, je te recommande “Le gourmet solitaire”.

    • Eh bien figure toi que je me suis ennuyée avec “le gourmet solitaire”…

      • Je comprends. Pour ma défense: le Japon, c’est un peu mon Venise à moi! Et donc je suis toujours preneur, surtout quand il est question de cuisine.

      • je comprends mieux🙂

  4. J’avais tant aimé le roman, cette atmosphère. Le souvenir magnifique que j’en ai m’a toujours empêchée de lire cette adaptation en manga…

    • Je comprends… n’ayant pas lu le roman je ne peux pas dire si tu seras déçue. Mais le manga est suivi d’un entretien entre l’auteur du livre et Taniguchi et j’ai vraiment eu le sentiment que l’adaptation est bonne. En tout cas moi oui, ça m’a donné envie de découvrir le roman, mais plus tard. Les dessins et la touche de Taniguchi sont encore trop présents en moi…

  5. Un de mes auteurs favoris🙂 Dans ce livre on ne fait que manger des plats étranges ! J’ai vraiment beaucoup aimé l’ambiance.

    • Oui, j’ai vraiment eu envie de manger asiatique à la suite de ma lecture !

  6. J’ai beaucoup aimé ce manga tout en douceur et en retenue…

    • un avis unanime donc !

  7. Comme toi, j’ai adoré, et c’est comme ça que j’ai découvert aussi Kawakami (que je te recommande si tu n’as jamais lu).

    • Je n’ai jamais lu Kawakami, en effet ! J’y viendrai, un jour…

  8. Tiens, je l’ai justement fini hier soir.

    Rythme de roman japonais le plus traditionnel: très lent, collection de micro-événements, des allusions amoureuses, et un petit climax (occasionnellement sexuel) sur la fin. Une fois qu’on a pris l’habitude, on apprécie les variations sur le thème (on trouvera le même rythme chez Kawabata, chez Tanizaki, chez Soseki…).

    Le côté “manga-bouffe” est un petit peu trop appuyé. A force, on a la sensation d’une sorte de publi-rédactionnel. Mais ce serait la seule limite de cette BD.

    • Ce côté “manga bouffe” comme tu dis, m’a juste donné une folle envie de manger japonais ! mais je comprends que ça puisse déranger

  9. Oh comme ça donne envie !! Merci pour le partage de cette jolie lecture !

    • Mais c’est avec grand plaisir que je partage cette lecture, et toutes les autres d’ailleurs !


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