Un avion sans elle, Michel Bussi

J’ai vu un peu partout de très bonnes critiques sur ce polar et curieuse comme je suis, je n’ai pu m’empêcher de l’acheter.

Je ne vais pas vous faire mariner : je suis hyper déçue.

Peu importe l’histoire en fait. Certes ce polar fonctionne et est assez haletant, c’est un véritable page-turner. Mais pour moi ce n’est qu’un roman creux qui ne vous apporte rien qu’un moment d’évasion. Alors c’est évident que parfois c’est cela qu’on cherche dans un roman, mais j’avais lu tellement de bonnes critiques dans des endroits tellement divers et variés que j’étais persuadée que ce roman avait quelque chose en plus.

Eh bien non. C’est juste un page turner. Et il y a tellement de polars qui vous apporte quelque chose, qui vous apprend des choses, qui vous fait réfléchir, vous ouvre les yeux sur le monde… ou au pire qui vous étonne pour le retournement de situation.

Et ici, même pas. A la moitié du bouquin j’avais deviné la trame principale !!

Mais il y a bien d’autres choses qui m’ont énervé. A commencer par le nom du détective privé : Crédule Grand-Duc. Bon, l’auteur a le droit de se faire plaisir en inventant des noms ridicules pour ses personnages, mais quel besoin de faire dire trois fois à son détective ‘si je vous assure, Crédule c’est vraiment mon nom’ ?????? C’est aussi maladroit et ridicule que la trouvaille du nom…

Ensuite, ce fameux Crédule a laissé un cahier qui retrace les 18 ans de son enquête. Ce cahier est lu par Marc, un jeune homme de 20 ans, assez directement touché par la résolution de l’enquête. Nous lisons donc le cahier en même temps que lui, cahier qui est évidemment écrit à la manière d’un roman policier à lui tout seul… et évidemment Marc le lit dans le métro et doit toujours descendre au moment fatidique où il y aurait une révélation… Et encore une fois, Marc se fait la réflexion que c’est écrit à la manière d’un polar… Énoncer les maladresses ainsi ne fait que les amplifier. L’auteur croit peut-être que l’auto-ironie ou l’auto-critique a du bon, mais ici pour moi ça ne fonctionne pas.

Tout comme le contexte historique. On a le droit à la soirée de la victoire de la gauche en 81, à un match de foot lors de la coupe du monde en 86 et d’autres évènements du genre… C’est très bien de replacer les évènements dans leur contexte mais là, ça sonne faux. On a juste l’impression que l’auteur récite un texte…

Je suis désolée pour l’auteur et pour toutes les personnes qui ont aimé ce livre de le dénigrer autant parce que je le répète, c’est un polar qui fonctionne. J’ai tout lu avidemment et en deux soirées à peine, ça prouve bien que l’histoire nous tient en haleine. Mais encore une fois, je suis vraiment très énervée par cette lecture qui ne m’a strictement rien apporté.
Et ce n’est pas ce que je cherche dans mes lectures, surtout en ce moment.

Published in: on 24/06/2013 at 9:36 PM  Comments (16)  

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16 CommentsLeave a comment

  1. je dois bien dire que pour moi cela a très bien fonctionné. Parfois on attend trop d’un livre sur lequel on a lu beaucoup de bons avis.

    • oui c’est vrai qu’on est souvent déçu quand on en attend trop… Après je comprends très bien que cela fonctionne, mais je suis devenue très exigeante en matière de polar et je trouve que celui ci n’est qu’un page turner, efficace certes, mais ça n’en fait pas un bon polar pour moi !

  2. On a le droit de ne pas aimer un livre, à partir du moment où l’on explique pourquoi…. J’espère que ta prochaine lecture sera plus satisfaisante.

  3. A ben flûte alors, ce fut un coup de coeur pour moi et une découverte de l’auteur.

    • tant mieux si ce livre a été un coup de coeur pour toi, et pour d’autres ! Je préfère toujours quand les auteurs, surtout pour les premiers romans, rencontrent leur public !

  4. Ah oui, je pense que tu en attendais beaucoup. Bon, ceci dit, je ne l’ai pas lu hein… et je n’en ai pas forcément envie après ton billet!

  5. Je t’ai lu en diagonale parce que ce livre est dans ma PAL d’été… j’ai tout de même aperçu ta déception. Je vais essayer de le lire sans en attendre trop…

    • si tu n’en attends rien, ça peut te plaire ! c’est assez efficace

  6. J’ai appris, en lisant cette page, l’expression “page turner”. Je n’attendais rien d’autre en ouvrant ce livre, donc je peux dire que j’ai aimé, que je le conseillerais à mes amis. Des polars qui apportent plus que celui-ci, qui en a à me conseiller pour l’été ?

    • ça dépend de ce que tu cherches ! l’année dernière j’avais adoré “le dernier lapon” où on apprend plein de choses sur la culture sami. Dans le genre polar d’ambiance très noire et glauque, j’ai aimé “expatriée” de Elsa Marpaux; ou encore les polars de Marcus Malte… Il y a beaucoup de choix, tout dépend de tes goûts !

  7. J’ai lu son dernier que j’ai trouvé sans aucun intérêt… Je ne lirai donc pas celui-ci

    • bon eh bien je ne lirai pas son dernier alors😉

  8. J’aime bien cet auteur qui a, je trouve, beaucoup d’humour. J’ai lu plusieurs romans de Michel Bussi mais pas celui-ci. A chaque fois j’ai beaucoup aimé sa plume, sa façon de décrire les situations et les portraits fouillés des personnages. Mais bon, ses livres ne peuvent pas plaire à tout le monde…

  9. […] avis d’Alex, Canel, Emeraude […]

  10. je partage en grande partie ton avis sur le livre de michel bussi. l’histoire m’a plutot interessé, en revanche, le style de l’auteur m’a profondement agacé ! intrigue découpée de maniere grossiere (ces fameuses interruptions guidées par ses déplacements), repetition de faits deja connus, descriptions inutiles (marne la vallée, javais limpression de voir m’auteur posté la a se demander ce qu’il pourrait decrire pour s’ancrer dans la realité) et puis effectivement, les details “historiques” tel que le match de foot sonnent faux. tout ceci m’a empeché d’apprecier pleinement cette histoire qu’on sent écrite comme un scénario de fiction…avec un style plus efficace on aurait pu enlever 200 pages au bouquin.

  11. Je viens de clore la 573ème page et rejoins votre avis : j’ai pris plaisir à le lire comme une simple “évasion” durant 400 pages ( sourire : c’est le moment où j’ai dû m’interrompre , plus chanceuse que Marc dans ses métros , après un long voyage en train où rien ni personne n’a interrompu ma lecture.) Lecture tranquille, aucune émotion ou “empathie” ressentie pour les personnages dont la psychologie reste grossière dans ses ficelles. Une lecture sans émotions, reposante.
    Avec la déception d’avoir deviné “beaucoup” bien avant la fin. Et un agacement lié à ma profession : le coup des yeux bleus qui pourraient laisser planer un doute sur la filiation avec l’une des familles ? Choix ridicule, l’auteur aurait dû mieux s’informer : le gène étant récessif, un enfant aux yeux clairs peut avoir des parents et même grands- parents aux yeux “bruns” sans soucis ! ( l’inverse aurait vite rendue plus aisée une filiation) . Oui, un page-turner plutôt plaisant, sans plus.


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