Lectures en vrac

J’ai beau avoir beaucoup lu dernièrement, je n’ai eu quasiment aucune envie de consacrer un billet à chaque livre lu. Pourtant, je n’ai pas non plus envie de les oublier.

“Le dit de Murasaki”, grâce à Yueyin dont le billet a eu raison de moi. Et j’ai bien fait d’écouter cette fausse raison, c’est un très beau roman qui donne évidemment envie de se plonger dans le dit du Genji mais là, je n’ai pas cédé à la tentation…

“Un cri d’amour au centre du monde” de Kyoichi Katayama. Une très belle histoire d’amour qui a résonné en moi tout le long de la lecture mais qui n’est maintenant qu’un simple souvenir, agréable, mais pas si fort.

“Le tribunal des âmes” de Donata Carisi. Un excellent polar, intéressant, bien ficelé, très humain… Pour plus de détails je vous renvoie vers les billets de Stéphie et Tamara

“Juste une ombre” de Karine Giebel. Une ou deux maladresses au départ mais au final un thriller psychologique assez oppressant. A découvrir, mais peut-être en poche car il me semble que je vais vite l’oublier…

Et un polar politico-écologique d’un auteur français qui dans la vie est mathématicien : “Le siècle bleu, ombres et lumières” de Jean-Pierre Goux, à paraître le 10 mai 2012.

Intéressant, peut-être un peu trop utopique et idéaliste, alarmiste mais néanmoins bien écrit, efficace et touchant du doigt les vrais problèmes concernant notre planète. Le hic ? Une fin un peu trop mystique et ésotérique à mon goût…

Encore d’autres lectures à venir, évidemment ! Même s’il n’est que pointillé, ce blog continue de vivre !

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La ville rouge, Paolo Roversi

Milan, fin des années 50, deux jeunes garçons assistent à un braquage spectaculaire de la Banque d’Italie. Cela scellera leur destin : Antonio deviendra flic, Roberto décide de devenir bandit.

Nous sommes ici plongés au cœur de l’Italie des années 60 et 70, avec ses révolutions étudiantes, les malfrats de la pègre qui se font un nom petit à petit, mais aussi les premiers pas de l’homme sur la lune…

Antonio et Roberto ont choisi deux voies opposées dans la vie et cela permet à l’auteur d’en faire un fil conducteur pour passer du côté des gentils et des méchants sans jamais vraiment savoir qui est de quel côté. En effet, Antonio devenu flic, ne peut s’empêcher de se poser des questions sur ses convictions parce que sa femme le confronte chaque soir, elle qui est plutôt du côté des étudiants quand Antonio passe ses journées matraque à la main devant les hordes des  jeunes révolutionnaires.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce polar édité par une toute nouvelle maison d’édition Les escales”.

J’ai trouvé la trame très originale dans la mesure où ce n’est pas un commissaire/une enquête ou une confrontation flic/tueur mais plutôt l’évolution de ces deux personnages, tout au long de leur jeunesse, de braquages en passages en prison, d’arrestations en doutes intérieurs…

La ville de Milan est aussi un personnage à part entière, il y a de très belles descriptions de la ville, certaines qui font froid dans le dos. Rien que le titre…

Ce n’est pas un excellent polar ni un chef d’œuvre géniallissime, mais un très très bon roman qui mérite vraiment le détour !