The perks of being a wallflower, Stephen Chbosky

J’ai tellement aimé ce livre que je ne peux pas ne pas le partager avec vous. Et j’ai tellement aimé ce livre que je n’ai pas du tout envie de le décortiquer, d’analyser ce qui m’a touchée, de décrire ce que j’ai aimé…

Ce roman est juste un des plus émouvants, et des plus bouleversants que j’ai lu récemment.

Le style, les personnages, la vie de famille, la vie de lycéen aux Etats-Unis, l’amour de la littérature qui filtre tout au long du roman (et que références à lire, à relire, à découvrir!), et même les sujets difficiles et délicats qui sont abordés sont autant d’éléments qui m’ont émue, parfois jusqu’aux larmes.

En bref, un véritable coup de cœur émotionnel.

Et puisque vous le demandez, oui, je regarderai un jour l’adaptation ciné qui vient d’être réalisée sous le titre “Le monde de Charlie”. (Je crois que la première traduction du titre était “Pas raccord”.)

Pour plus de précisions, vous pouvez lire le billet de Papillon, toute aussi conquise !

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Published in: on 13/02/2013 at 9:10 PM  Comments (12)  
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Petite flopée de lecture

Un polar : Mr Monster, suite de “Je ne suis pas un serial killer” qui m’avait légèrement déçue pour l’aspect fantastique. Comme c’est une suite, cet aspect est toujours présent, mais beaucoup moins et l’aspect psychologique de notre jeune serial killer est très intéressant… Un troisième tome à paraître un jour, je le lirai !

Aperçu de la rentrée littéraire :

L’attachement de Françoise Noiville chez Stock. Très beau petit roman sur l’attachement donc, histoire d’amour où la différence d’âge et les regards extérieurs n’empêchent pas de vivre et d’aimer.

L’assassin à la pomme verte, de Christophe Carlier chez Serge Safran. Magnifique, subtil, farfelu. Mon premier coup de cœur de la rentrée ! 

 

L’incroyable pèlerinage d’Harold Fryde Rachel Joyce chez XO. Inspiré d’une histoire vraie, un roman touchant sur la vie, l’amour, le mort, la foi, l’envie, le couple, la famille, les petits riens qui font que tout un chacun est unique… Une belle lecture !

Un abandon : “Le sermon sur la chute de Rome” de Jérôme Ferrari chez Actes Sud. Déçue d’avoir abandonné mais les phrases sont trop longues, le tout est un peu trop pompeux… Même si Jérôme Ferrari écrit bien et que les idées qui émanent de ces romans sont très intéressantes… Je le reprendrai peut-être plus tard !

Une découverte absolument géniale dans les livres pour enfants : Un livre de Hervé Tullet chez Bayard Jeunesse. Un livre simple, interactif, drôle, qui apprend aux enfants les chiffres, les couleurs, les assemblages de couleurs et qui fait rire petits et grands !! (bon ma petite à moi ne l’a pas encore testé, elle est trop petite, mais moi j’ai adoré me prendre au jeu et je trouve que cet homme là a vraiment des idées extraordinaires !)

 

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes

Avant de commencer, je voudrais remercier Julie (que je remercierai de toute façon de vive voix), de m’avoir permis de lire ce chef d’œuvre.

Un roman d’anticipation, a priori pas mon fort.

Et pourtant, je me suis lancé dans cette lecture sans a priori. Justement parce que j’avais envie de découvrir. Et depuis que j’ai lu “petite poucette”, j’ai aussi envie d’apprendre, en tout cas de m’enrichir avec mes lectures.

On peut arguer que chaque lecture est enrichissante. Mais c’est un débat que je n’ai pas envie d’entamer maintenant, surtout parce qu’il s’agit beaucoup de cas par cas. Le dernier roman que j’ai lu m’a paru fade, même s’il a tout d’un bon roman, et il ne m’a rien apporté.

Alors que Charlie Gordon, héros de ce grand roman qu’est “Des fleurs pour Algernon”, m’a vraiment enrichi.

D’abord émotionnellement. Je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai eu envie de pleurer en apprenant à connaître Charlie. L’ancien Charlie, qui voulait faire plaisir à sa mère, qui veut qu’on l’aime et qui ne se rend pas compte que tout le monde se moque de lui, mais aussi le nouveau Charlie, qui dépasse tout le monde en matière de connaissance intellectuelle mais qui n’arrive toujours pas à trouver sa place… et qui va même avoir conscience de son déclin…

Oui c’est un roman touchant, très émouvant, un beau roman. Un roman écrit en 1959 et un roman complètement intemporel.

Mais c’est surtout un roman qui pose les bonnes questions. Sur l’intelligence. Peut-on la mesurer ? Est-ce que parler 25 langues, comprendre toutes les théories mathématiques et pouvoir donner son avis sur le fonctionnement de l’économie c’est être intelligent ? Sur le lien entre intelligence et émotion. Entre cœur et raison. Sur le rapport aux autres aussi. Sur la différence bien sûr. Sur la tolérance. Sur l’amour.

A lire absolument. A déguster. A laisser en bouche surtout, pour que sa saveur y reste aussi longtemps que possible et que les questions qu’il soulève restent ancré en vous.

Traduit de l’américain par Georges H.Gallet

 

Published in: on 21/05/2012 at 8:38 PM  Comments (13)  

Les voleurs de Manhattan, Adam Langer

Comme souvent, les éditions Gallmeister nous offre une petite perle…

Ici c’est l’histoire de Ian qui cherche désespérément à publier ses nouvelles… Alors le jour où un homme, celui qu’il surnomme l’Homme Confiant, lui propose un deal qui lui permettra d’obtenir la gloire et l’argent qui va avec, il n’hésite pas très longtemps. Pourtant, le deal va a priori contre sa propre éthique car il s’agit de tromper les gens, les lecteurs, les éditeurs…

Tout cela donne une formidable histoire à rebondissement où l’on retrouve un exemplaire précieux du dit du Genji, une histoire d’amour, des soirées littéraires où tout et tout le monde donne envie de vomir (ou devrais-je dire palahniuker?), des courses poursuites dans Manhattan et puis aussi un livre dans un livre dans un livre.

Tout cela donne une intrigue à suspens, un roman génial où l’on tourne chaque page avec avidité, priant pour que Ian parvienne à ses fins, qu’il trouve enfin l’amour, l’amitié et la reconnaissance de ses pairs.

Tout cela donne un excellent roman qui dénonce fortement le milieu de l’édition, où l’on sourit à chaque référence littéraire (la plupart on ne les voit même pas, d’autres on sait qu’elles sont là est mais on ne les comprend pas. Heureusement qu’il y a tout un glossaire à la fin pour nous expliquer que, comme on le pensait un “cheshire” est bien un sourire en référence au chat dans Alice au Pays des Merveilles!).

En bref, un très bon cru de chez Gallmeister !

Traduit de l’américain par Laura Derajinski

Published in: on 01/02/2012 at 6:55 AM  Comments (14)  

L’abandon, Peter Rock

Une jeune fille et son père vivent dans la forêt… Que fuient-ils ? Pourquoi vivent-ils ainsi ? Est-ce une vie meilleure ? Caroline suit Père qui lui apprend beaucoup de choses. Caroline est débrouillarde, intelligente et surtout différente.

C’est elle qui nous raconte son histoire.

Une histoire envoûtante, assez noire, une histoire obsédante…

L’écriture de Peter Rock est sublime, surtout dans la mesure où pas une seule seconde on ne doute du fait que c’est Caroline, une adolescente, qui prend la plume. L’écriture de Peter Rock est sublime parce qu’elle nous emporte loin, dans la forêt, dans le passé, dans les relations familiales, dans les questions de choix de vie, dans les questions d’entraides…

Beaucoup de sujets sont abordés dans ce roman qui part d’un fait divers mais pour moi c’est le style qui fait de ce roman un formidable roman noir.

Un roman noir impossible à lâcher.

Traduit de l’anglais par Philippe Aronson et Jean-Charles Ladurelle

Published in: on 26/01/2012 at 6:50 AM  Comments (16)  

La chambre aux échos, Richard Powers

Je disais dans un billet il y a quelques semaines que je m’intéressais beaucoup au cerveau. Je lis de temps à autre un magazine qui s’intitule “cerveau & psycho”. Je ne comprends pas toujours tout mais j’apprends pas mal de choses. Et je me dis que si j’avais du temps et de l’argent, je me pencherai bien plus sur la question, quitte à reprendre des études, à vie peut-être puisque ce que j’ai surtout appris c’est que du cerveau, nous ne connaissons pas grand chose.

J’ai toujours entendu du bien des romans de Richard Powers, sans pour autant passer le cap car ça me paraissait trop touffu, trop fastidieux… Mais quand j’ai lu chez Ys que “La chambre aux échos” avait pour sujet principal le cerveau, je ne me suis plus posée de questions.

Et j’ai bien fait.

Mark a un grave accident de voiture et miraculeusement, s’en tire. Mais son cerveau est endommagé. Il ne reconnait plus sa soeur Karine. Il reconnait qu’elle lui ressemble fortement mais ne veut pas croire que c’est sa soeur. Il se croit également victime d’un complot. Karine fait alors appel à un éminent neurologue, le Dr Weber, qui écrit beaucoup d’ouvrages de vulgarisation pour le grand public.

Je fais un résumé très rapide et très simplifié de ce roman de 700 pages qui, outre la neurologie et la psychologie, aborde bien d’autres thèmes : l’écologie, la recherche de soi, les liens familiaux…

Pour faire simple, j’ai beaucoup aimé ce roman. Principalement parce que j’ai pu y lire divers cas de pathologies dû à des lésions cérébrales (passages qui entraînent une flopée de vocabulaire scientifique mais peu importe…), mais aussi parce qu’il y a un certain suspens tout au long du roman. Mark veut savoir qui a voulu le tuer, qui est l’auteur du mystérieux billet. Et moi, je n’attendais qu’une chose : comprendre ce qui s’était réellement passé. Et j’ai croisé les doigts aussi pour que Mark se rende compte que Karine était vraiment sa sœur.

J’ai aimé également le revirement de situation que cela engendre pour Karine. Son propre frère ne la reconnaît plus et en effet, elle n’est plus la même. C’est simple, dis comme ça, mais le cheminement pour qu’elle en vienne à cette conclusion, dans sa tête, dans sa vie privée et dans sa vie professionnelle m’a semblé intéressant.

Et j’ai aimé la relation du Dr Weber avec sa femme, ainsi que les questions existentielles qu’il finit par se poser, à la suite de cette expérience mais aussi, et surtout, à la suite des critiques de son dernier livre.

Les questions et relations entre neurologie et psychologie sont infimes, et très présentes tout au long du roman. Cela a d’autant plus attiré mon attention.

C’est le genre de roman qui m’a donné envie de lire plein d’autres choses : les livres du Dr Weber, déjà ;-), mais aussi des manuels de neurologie, de psychologie. “Fictions” de Borgès (peut-être à venir bientôt sur ce blog donc ;-)), “L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau” (dont j’entends parler depuis des années…)

En fait c’est un roman bien construit, avec une bonne intrigue, des personnages intéressants, des échappées écologiques grâce aux grues migratoires (passages dont j’aurai pu me passer mais qui, au final, nous font un peu souffler dans tout ce jargon scientifique), et un sujet principal passionnant.

Que pouvais-je demander de plus ? (Honnêtement, peut-être quelques pages de moins, histoire d’avoir l’impression de ne pas être submergée par différents cas, par différents états d’âmes, par différents questionnements…. Ce livre est génial, mais il y a trop de choses pour pouvoir tout ingurgiter).

Je conseille “La chambre aux échos” à tout le monde, même ceux qui, a priori, ne s’intéressent pas spécialement au cerveau et à ses méandres. Pour tout ce que j’ai dit plus haut : la construction, le suspens, l’amour, l’écologie, la psychologie… En bref : lisez-le !

Traduit par Jean-Yves Pellegrin

Les avis de Yspaddaden, Sophie, Morgouille, BlueGrey, Papillon, Amanda, Cuné

Published in: on 08/10/2011 at 9:30 PM  Comments (13)  

How to be good, Nick Hornby

Katie se retrouve soudainement en train de dire à son mari qu’elle voudrait divorcer. Ils ont deux enfants. Elle est médecin. Il écrit des articles dans un journal local en tant que “homme le plus énervé du monde”. Elle a un amant depuis peu. Ils sont mariés depuis vingt ans et tout ne tourne pas rond comme au premier jour… Katie a voulu être médecin pour aider les autres et le simple fait d’être médecin fait d’elle une bonne personne. Son mari, David, va devenir une bonne personne grâce à une rencontre un peu particulière…

Si je devais utiliser un graphique pour démontrer ma satisfaction quant à la lecture de ce livre, la courbe commençerait très basse pour remonter pour redescendre pour remonter pour stagner… (à peu près)

A vrai dire j’avais besoin d’une lecture légère. Je n’avais jamais lu cet auteur mais allez savoir pourquoi, j’avais l’a priori qu’il écrivait des choses légères. Les premières pages m’ont conforté dans cette idée : je lisais l’histoire d’un couple près de la quarantaine qui vont devoir recoller les morceaux…
Mal m’en a pris car il faut se fier au titre : ce livre est sur la bonté, comment être bon, pourquoi être bon, que faut-il faire pour être bon et altruiste ? (car ça va forcément ensemble).

La courbe est donc remontée quand toutes ces questions se posent autour de Katie qui, la pauvre, voit son mari faire en sorte que chacun de ses voisins accueillent un sdf et qui ne sait pas comment réagir face à ça.
Et après tout, on la comprend presque : certes son mari veut faire des bonnes actions et veut aider son prochain, mais elle se sent mise de côté et tout ça n’est pas forcément facile à vivre pour les enfants…

Cette courbe est légèrement redescendu parce que le tout commençait à être un peu lassant lorsqu’on a compris le message au bout d’une centaine de pages (sur 243) mais finalement la fin coule de source…
Simplement parce que tout le monde arrive enfin à comprendre tout le monde et à agir pour soi sans faire subir de tort aux autres.

Alors How to be Good (“la bonté, mode d’emploi” en français) est peut-être une belle leçon de vie qui laisse à réfléchir mais qui reste tout de même très accessible. Autant dire que c’est léger.
Mais je trouve ça très bien comme ça.
C’est une lecture pas prise de tête sur un sujet souvant prise de tête. Une lecture légère qui permet tout de même de lever le nez de son bouquin pour regarder autour de soi.

Trouble, Jesse Kellerman

Le compte-rendu de Tamara sur sa rencontre avec Jesse Kellerman a tellement éveillé ma jalousie et ma curiosité, que je me suis procurée rapidement le fameux titre qui doit paraître le 5 octobre ‘Jusqu’à la folie’, en VO. Et c’est là que je me suis rendue compte que le jeune homme a déjà écrit pas mal de titres !

Jonah Stem est interne en 3ème année de médecine, à New-York. Un soir, il voit une femme se faire agresser dans une ruelle sombre… Sans réfléchir, il vole à son secours… A partir de ce moment-là, tout va changer dans sa vie…

J’ai mis énormement de temps à entrer dans ce roman. La mise en place du personnage de Jonah, de son environnement hospitalier, de son co-locataire, de son ex petite-amie malade…. tout ça prend un temps fou et, bien que l’agression se passe dès les premières pages, je n’ai ressenti aucune tension, aucun suspens avant… avant longtemps disons.

Et puis le décor est enfin installé. Et la tension monte effectivement petit à petit. Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler. Tout comme dans “Les visages”, il n’y a pas d’enquête policière, même menée par un civil comme Jonah. Il y a plutôt de la peur, des frissons, de l’angoisse…

La 4è de couverture de mon édition anglaise parle d’un “thriller psychologique” à la Hitchcock. Sans aller aussi loin, je pense qu’on peut en effet parler de ce type d’angoisse…

Malheureusement, le début difficile ne me permet pas de dire que ce roman de Jesse Kellerman est un coup de coeur. J’ai préféré “Les visages”, mais ça ne m’empêchera pas de continuer ma découverte du fils Kellerman avec les autres titres disponibles en VO.

Je ne sais pas encore ce que Tamara en a pensé, mais je crois qu’un billet est prévu chez elle pour la sortie française 🙂

Published in: on 24/09/2011 at 9:43 AM  Comments (4)  

David est un jeune garçon de 12 ans vivant à Londres en 1939. Il vit parmi les livres, avec son père et sa mère. Mais sa mère meurt des suites d’une longue maladie. Son père se remarie assez vite avec Rose et de leur union naît le petit Georgie.
Comme on peut se l’imaginer, David est jaloux et aimerait retrouver sa mère. Et c’est lorsqu’il entend sa voix lui demander de l’aide qu’il va se retrouver projeté dans un autre monde…

Je ne pensais pas être aussi enthousiaste pour être franche. Je m’y connais assez peu en contes de fées et ils tiennent ici une place très importante. Mais peu importe qu’on les connaisse ou qu’on sache ce qu’il représente parce que John Connolly a décidé de les revisiter en fonction des angoisses de David.
Et moi qui n’aime pas trop le fantastique, j’ai énormément apprécié ici les différentes créatures que David va devoir affronter pour sortir de ce monde et retrouver le sien.

Le thème central, le passage à l’âge adulte, n’est pas un de mes favori non plus. Et pourtant, j’ai apprécié l’évolution de David.

En fait, j’ai l’impression que l’auteur a pris un sujet quelque peu banal : un garçon qui perd sa mère, une belle-mère qu’il n’aime pas, un garçon qui se réfugie dans les livres… et qui en a fait un livre très original et du coup, très bon.

Le roman est suivi d’une interview de l’auteur qui nous explique le comment du pourquoi et le pourquoi du comment (je trouve cette idée géniale. On s’en lasserait sûrement au fond mais je trouve que tous les romans devraient être suvi d’une interview de l’auteur), le tout suivi par des explications sur chaque conte de fée utilisé et revisité un peu ou beaucoup dans le roman et par leur version la plus connue.
Ce qui est très bien car comme je vous le disais, je ne suis pas une pro des contes de fées et je les connais surtout grâce à Walt Disney !

A lire donc 🙂

Rebecca, Daphné du Maurier

Jeune dame de compagnie, la narratrice rencontre Maximilien de Winter a Monte-Carlo. Très vite, il l’épouse et après quelques semaines seulement, elle découvre l’extraordinaire domaine de Manderley qui appartient à son mari. Extraordinaire ? Par l’ambiance, par les domestiques et par la terrible tragédie qui s’est passé l’année passée : Rebecca, la première Mme de Winter s’est noyée… Tout le monde adorait Rebecca. La seconde Mme de Winter, jeune, timide et naïve va devoir apprendre à vivre avec son fantôme et ses habitudes…

J’ai un avis assez mitigé sur ce classique de la littérature anglaise.

Je lui reconnais beaucoup de qualités : il y a une véritable ambiance, un suspens tout au long du roman et une tension angoissante croissante. La psychologie des personnages est assez fine, il y a de belles descriptions (même si pour cela j’aurai sûrement du le lire en VO, j’aurai pu ajouter dans les qualités “la magnifique langue anglaise”, mais je l’avais en français sous la main… Je ne dis pas que c’est mal traduit mais j’ai bien senti que, pour moi en tout cas, le roman perdait une belle plus-value en ne le lisant pas directement en anglais…).

En bref, je pense qu’il mérite sa place parmi les classiques anglais et notamment parmi les romans à suspens.

Pourtant, oui, pourtant, et pour ne pas dire les choses à moitié : qu’est ce que je me suis ennuyée !!!!

Evidemment, pas tant que ça me direz-vous parce que j’ai continué ma lecture. Pas faute d’avoir été tentée d’abandonner. Mais je savais qu’il y avait quelque chose avec ce roman et je me suis forcée à aller au bout, par curiosité. Enfin non, je me suis forcée à aller au trois-quarts… Car à partir de ce moment-là, il se passe enfin quelque chose !

Oui, j’ai besoin d’action… Ce quelque chose bien sûr, on l’avait vu venir, ou peut-être le savais-je déjà parce qu’il me semble avoir déjà lu ce roman adolescente mais je n’en avais gardé strictement aucun souvenir. Toujours est-il qu’à partir de ce retournement de situation, le rythme s’accélère et, en plus d’apprécier toujours autant le style de Daphné du Maurier (parce que malgré ce que je disais plus haut c’est tout de même bien traduit et on sent la verve de la langue anglaise, même en français !), on tourne les pages avec le coeur qui bat de plus en plus fort.

Verdict donc ?

Eh bien je n’en sais rien… Je suis contente de l’avoir lu. Mais je crois que les classiques anglais ne sont vraiment pas fait pour moi…

D’autres avis tous enthousiastes : Lilly, Perséphone, Caro

traduit de l’anglais par Denise Van Moppès

Lu dans le cadre du challenge nécrophile de Fashion